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Nébuleuse chromatique (II) (1960)

AB-MP3-1960-001 Nébuleuse chromatique (II)

Fiche technique

Contexte biographique / historique

Datée de 1960, cette feuille s’inscrit dans une recherche résolument non figurative, centrée sur les rapports de masses colorées et la circulation de la lumière dans la matière du pastel.

Le titre « Nébuleuse chromatique (II) » (avec la mention d’une seconde version) oriente la lecture vers une étude de variations : superpositions, halos et zones de densité qui évoquent un espace sans point d’ancrage perspectif, davantage atmosphérique que descriptif.

Description plastique / stylistique

La composition se développe sur un fond chaud dominé par des ocres, oranges et rouges, posé en nappes frottées qui laissent apparaître le grain du support.

Au centre, un agrégat de formes arrondies et anguleuses s’imbrique comme un assemblage de fragments : aplats laiteux, touches jaune-or, plages vertes et bleus sourds se répondent par contrastes chaud/froid.

Les contours, souvent repris au pastel sombre, structurent l’ensemble sans fermer complètement les volumes ; des zones estompées créent des transitions brumeuses, tandis que certaines touches plus saturées (bleus et verts) accrochent l’œil et rythment la surface.

L’absence d’horizon et la répartition « all over » des intensités renforcent l’impression d’une nébulosité : une scène de couleur plus qu’un motif.

Analyse comparative / corpus voisin

Par sa construction en champs imbriqués, ses passages fondus et sa vibration de surface, l’œuvre se rapproche des démarches de l’abstraction lyrique des années 1950–1960, où la forme naît de la rencontre entre geste, matière et lumière.

L’alternance de plages claires (blancs, jaunes) et de contrepoints sombres (bleus, noirs) suggère une recherche de profondeur par la valeur plutôt que par la perspective, fréquent dans les études au pastel destinées à éprouver rapidement des équilibres chromatiques.

Justification de datation et d'attribution

Une inscription « 60 » apparaît en bas à gauche, en cohérence avec la datation fournie (1960).

La signature « Breuillaud » est lisible en bas à droite, tracée au moyen d’un médium sombre, confirmant l’attribution.

La cohérence entre ces éléments autographes et la facture (superpositions, frottis, estompes et reprises de contour caractéristiques du pastel) soutient l’identification et la datation proposées.

Provenance / expositions / publications

Collection privée *

© Bruno Restout - Catalogue raisonné André Breuillaud